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Libres opulences

Alice DAVAILLON

Alice Davaillon, frêle discrète et intense à la fois, dessine presque toujours des femmes vraiment opulentes. Elle y trouve l’étendard d’une liberté et d’une présence incontournable de la femme dans une société trop machiste à son goût.

Pour elle, ses femmes grosses suivent ce qu’elles sentent et n’obéissent plus à l’ordre établi. Elles symbolisent l’insoumise, celle qui refuse les diktats et rayonne de ses excès et de ses plaisirs.  C’est une vision toute personnelle mais elle part d’un constat plus concret sur notre façon de nous plier aux jugements sur les apparences en oubliant au passage d’être libres d’être ce qu’on est, même dans ce domaine.

Vous trouverez des œuvres éparses sur le net d’Alice Davaillon qui n’a pas de site mais beaucoup de fans.


 « Je travaille depuis longtemps sur le corps hors norme des femmes ‘fortes’. Cette ‘force’ est pour moi le symbole d’un refus des images et des comportements imposés aux femmes par notre société. J’essaie, dans mes tableaux, de les faire exister dans un monde où elles trouvent toutes leur place. Un monde vaste et bien à elles où elles échappent aux jugements, aux injonctions, aux contraintes des séductions, aux enfermements. »

Alice DAVAILLON – 2004

 

 


Femmes, bains, étoffes aux rayures longilignes, femmes débordantes horizontalement… En paix, un corps simplement présent, sans honte si féminin…

Une conversation à plusieurs, une entraide entre femmes complices d’assumer ce qu’elles sont, ce qu’elles montrent et ce que l’artiste a vu d’elles…

Elles, terriennes, Elles mouvantes et puissantes, Elles, fragiles, agiles, graciles malgré tout. Elles qui regardent en face…

 

 


« Femmes grosses, elles sont parfois d’une légèreté paradoxale, comme si leur chair était gazeuse. Elles peuvent être aspirées par le haut, s’élever au ciel en une étrange assomption païenne.

Leur corps est un labyrinthe élastique et mouvant. Le regard se perd et se retrouve dans les plis et les replis de leur ventre, de leur fesses, de leurs seins.

Elles ont pour sœurs les « Vénus aurignaciennes » (au début du paléolithique supérieur); certaines femmes de Rubens, Courbet ou Renoir; les sirènes peintes par Arnold Böcklin; quelques personnages des films de Fédérico Fellini… Elles ont pour cousine la jeune géante de Baudelaire, lorsqu’il rêve de « ramper sur le versant de ses genoux énormes » ou de « dormir nonchalamment à l’ombre de ses seins ».

Vous évoquerez aussi le belle qui se nomme Pleine-Lune, l’adolescente qui apparaît dans la trois cent trente sixième nuit des Mille et une Nuits. Elle montre « l’opulence de son ventre aux magnifiques plis superposés, et la rondeur de son nombril ombreux, et la richesse de sa croupe considérable ».

Elle cite les éloges que fait d’elle le poète : « Regarde-la marcher, quand elle remue des deux côtés deux outres balancées, lourdes et redoutables dans leur lascivité. Regarde-la quand elle s’assied, comme elle laisse à l’endroit quitté, en souvenir de son passage, ses fesses imprimées ». …/…La Planète Davaillon est une planète de peinture. Les grosses femmes sont des femmes de pastel. L’excès de matière est figuré grâce à la poudre des pastels, à celle de la sanguine. Des masses énormes sont représentées grâce à de légers mouvements de la main sur le papier. Le « trop » naît du « presque- rien ».

Gilbert Lascaux pour Alice Davaillon (extraits)

Une réponse à Libres opulences

  • avatar
    FOURNIER Marie-Line dit :

    Bonjour Alice,

    Tes tableaux sont très beaux et m’inspirent cette citation qui n’est pas de moi : « La chair des femmes se nourrit de caresses comme l’abeille de fleurs ».
    Bises

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